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Les enseignements de la crise.

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 Quelques semaines ont suffi pour que le Covid-19 provoque l'effondrement de l’économie mondiale, poussant les gouvernements à prendre des mesures extraordinaires de soutien aux entreprises en difficulté. S’il est prématuré de dresser dès à présent un bilan complet de la crise, des premiers enseignements peuvent néanmoins être tirés. Cette crise révèle les fragilités de notre monde, soumis à des risques globaux et croissants, qu’il s’agisse de pandémies ou d’événements liés à la destruction des écosystèmes et au dérèglement climatique. Elle met également en évidence les fragilités économiques, sociales, et politiques, d’un monde basé sur une production intensive, un consumérisme et une mobilité excessifs. Une chose est certaine : comprendre ces fragilités est essentiel pour faire de l’après-crise un vrai moment de bascule vers un monde plus durable, juste et résilient.
 Comme la grande majorité des maladies infectieuses émergentes, le Covid-19 est une zoonose, c’est-à-dire une maladie infectieuse animale transmise à l’être humain. Et la hausse significative des épidémies zoonotiques a notamment pour origine les dégradations environnementales qui modifient les interactions animales et celles de l’Homme avec son environnement. En effet, la destruction des habitats naturels, les changements climatiques, l’effondrement des populations animales et la diminution de leurs diversités génétiques augmentent les risques infectieux. L’intensification des pratiques agricoles et d’élevage ainsi que le prélèvement et la consommation d’animaux sauvages sont en partie responsables dans la hausse des épidémies et leurs propagations.
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Aux origines de la hausse des épidémies : les dégradations environnementales.

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Comment réorienter et relocaliser notre agriculture et alimentation ?

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 La crise sanitaire du Covid-19 révèle la fragilité du secteur agricole et alimentaire, qui se traduit par des filières qui souffrent économiquement, de nombreuses personnes en situation de précarité alimentaire. Au contraire, les modèles agricoles plus diversifiés, autonomes et locaux sont plus résilients et permettent un meilleur accès à l’alimentation. Il est indispensable de rendre notre alimentation plus résiliente et plus durable en visant trois objectifs : relocaliser et diversifier dans les territoires notre agriculture et alimentation, accélérer la transition agroécologique et réguler les marchés afin de garantir des revenus plus justes et réduire la distorsion de concurrence.
 Le secteur automobile est confronté à une crise sans précédent. Depuis 2 ans, la filière avait déjà annoncé des réductions d’effectifs pour les années à venir, en lien avec la transformation profonde du secteur (automatisation, les stratégies de délocalisation et conversion à l’électrique). La conversion à l’électrique était amorcée, mais se révèle sensible aux chocs. Qu’en sera-t-il à l’issue de cette crise ? Au delà des mesures de court terme nécessaires pour relancer le marché, il faudra savoir tirer les enseignements de cette crise mondiale. Il est temps de poser les bases d’une stratégie industrielle européenne et française pour le secteur automobile, qui s’inscrive en cohérence avec les objectifs de lutte contre la pollution de l’air et le changement climatique. C'est une condition de survie pour de nombreux acteurs de la filière, y compris pour les constructeurs français.
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L'avenir du secteur automobile.

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Moderniser le réseau de transports.

 Les infrastructures de transport, routes, réseau ferré, sont classiquement vues comme un secteur d’investissement majeur post crise, pour relancer l’activité. Parce que les effets sont immédiats sur l’emploi, la politique de grands chantiers est perçue comme un signe de “progrès”... recette idéale pour effacer la crise et ses effets. La construction de nouvelles infrastructures est incompatible avec le respect des objectifs climat sur le long terme. Le plan de relance 2020 doit marquer un virage dans la politique de développement des infrastructures, se concentrer sur la rénovation des infrastructures existantes (ferroviaire et route), et la création d’infrastructures “soft”, c’est-à-dire réseau cyclable et cheminements piétons.
 La relocalisation d’une partie de l’économie est réapparue comme une priorité avec la crise liée à l’épidémie de COVID-19. C’est une bonne nouvelle car c’est un enjeu fondamental pour accélérer la transition écologique et solidaire, mais c’est un processus long qui ne se décrète pas. Pour y arriver il faut agir à deux niveaux. D’abord sur le cadre des échanges, en régulant la mondialisation. Ensuite par des politiques publiques adaptées aux secteurs visés : agriculture, transport, énergie.
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Pour une relocalisation de l’économie

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